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[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction Empty [Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction

Ven 05 Déc 2014, 08:18
Ça y est, nous sommes le mardi 16 décembre et la compétition des Masques d'Or passent comme prévu à l'étape suivante. Il est donc temps de voter pour désigner les gagnants des Masques d'Or 2014.

[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction 43594210

Sur ce topic vous allez pouvoir élire la meilleure Fan-Fiction des Masques d'Or. Bonne lecture !

Participation de Du7734 : Nouvelle - Conscience :
Spoiler:
On commence avec une nouvelle qui se veut courte. Née d'un simple délire sur une musique Dubstep-Metal, je m'imaginais un Matoran évolué dans un environnement bien particulier de l'Univers Matoran, dans le cadre d'avant le commencement de ce dernier.
J'ai réfléchis à comment je pourrais faire quelque chose avec ce concept, et j'ai eu certaines idées... Qui, comme par hasard, ont été abordées par GregF il y a quelques semaines (la sapience chez les UMiens et Co) et qui contredisait peu à peu mes plans. Certains éléments ne sont donc pas canon, comme le concept même de la nouvelle, du fait que j'ignorais même l'existence de certains points (que vous retrouverez plus bas dans les commentaires).
Donc, un écrit qui est un gros kiff personnel, qui respectait le canon. Finalement, je trouve ça préférable à un auteur qui veut couper court à toute sa dernière trame, en fermant bon nombre de possibilités qui auraient pu être bien plus intéressantes et épiques, par des explications plus que bateaux, aléatoires et même discutables dans leur authenticité canonique.
Bref, en espérant que vous preniez autant de plaisir à lire cette nouvelle que moi j'en ai pris à l'écrire.




Conscience
par Du7734

Il courait... Depuis combien de temps déjà ? Il n'était plus sûr. Traverser des cavités métalliques immenses, sombres et froides à toute allure, sur des rampes plus ou moins remplies de travailleurs, passait à la fois vite et lentement, tant la répétition des endroits et du fait d'écarter des personnes de son passage était fréquent.

Pourquoi sont-ils si calmes, si neutres... Se demanda-t-il.
Cette observation perturba le Matoran. Il savait pourquoi ils étaient aussi calmes : c'était la fin de la période de travail journalière. Chacun retournait dans ses habitations, pour se restaurer et se reposer. Fatigués, ils ne pouvaient plus déployer autant d'ardeur que pendant les grands chantiers et les immenses constructions.

Quel était cet état d'affolement qu'il ressentait et surtout... Pourquoi courait-il de manière aussi hasardeuse, ne prenant pas en compte que la rampe tournait sur la gauche et que donc lui se dirigeait vers une chute vertigineuse ?
Il allait tomber, mais un être lui empoigna le bras gauche juste à temps.

Du calme, Matoran. Que t'arrive-t-il ? Tu n'avais pas identifier les signaux lumineux bordant les rampes pour indiquer leur limite ? Dit l'être que le Matoran identifia comme un Toa, le ramenant sur la rampe.

Oui mais... Rien, il n'y a rien du tout ! Rétorqua le Matoran, se dégageant de l’étreinte de la main en armure rouge du Toa.

Sa voix était remplie d'un stress intense, difficilement contenable. Le Toa en fut déconcerté, et avant qu'il ne puisse rajouter quoi que ce soit, le Matoran à l'armure marron et grise déguerpi, non sans difficulté. Le Toa essaya de l'interpeller, mais était bloqué par la foule avançant en sens inverse.

Remarquant une rampe bien plus vide, en-dessous de celle où il se trouvait, il jugea que sa distance était raisonnable et sauta dans le vide. Se réceptionnant avec une roulade, il se remit directement sur ses pieds, qui grincèrent sur le sol métallique.
Il arrivait face à un mur gigantesque, la paroi de la cavité dans laquelle il se trouvait. La rampe menait vers un corridor tamisé, où un silence absolu régnait. Cela permettait d'entendre tous les bruits environnants, transportés par un courant d'air passant à travers le corridor.
Ces détails figèrent le Matoran pendant quelques instants. Ensuite, il décida de faire une pause, reprenant son souffle. En repensant à sa réception roulée, il se mit d'accord pour trouver que le son de ses pieds sur le sol lui paru vraiment désagréable.

Paraître... des mots qu'il connaissait depuis toujours lui semblait maintenant avoir comme de nouvelles significations. Que lui arrivait-il ? Y avait-il un rapport à sa débâcle ?

... Mais, pourquoi fuis-je donc ?

La question explosa dans son esprit, lui permettant de refaire les liens. Son travail avec d'autres Matoran à la base d'un gigantesque catalyseur énergétique avait été troublé par des pensées qui avaient émergé dans son esprit lors de son dernier repos, et qui le travaillait de plus en plus. Un mélange de souvenirs flous et brumeux, et des visions encore plus morcelés et complexes, qui là, il en était sûr, n'appartenait pas à son existence. Un univers plongé dans des ténèbres partiels, pouvant être observé sur une Mer d'Argent infinie. Puis ses soubassements, les Toa veillant sur eux... Certains n'avaient jamais vu la surface. D'autres disaient que beaucoup étaient là-bas, travaillant eux-aussi. Il se souvint qu'il avait bien vu cette Mer d'Argent, qu'il avait posé pied à terre. Mais ensuite, dans des gouffres profonds, il avait rejoints les fondations.

De tels... Rêves ; oui, c'est le mot, se dit-il ; l'avait ôté de son sommeil, le réveillant en sur-saut. Des choses qui paraissaient si vraies. Au cours de la journée, il avait réfléchit. Pas comme ils faisaient tous, pour créer des choses, innover. Il avait réfléchit à propos de lui : Que signifie mon existence ? Quel est mon but dans tout ça ? Qui suis-je réellement ?
Ces questions en engendrant d'autres, une inquiétude s’installa en lui. Pas celle de ne pas savoir s'il serait assez performant pour accomplir la maintenance du catalyseur, non. Une inquiétude bien plus puissante, bien plus pesante, déclenchant tout un tas de sensations nouvelles jamais encore ressentit, avec une telle intensité... Ses gestuelles physiques en étaient altérées, et cela n'échappait pas à ses semblables. Ils lui posèrent des questions pour savoir ce qui lui arrivait.

Encore des questions... susurra le Matoran, solitaire dans son mal.

Prenant une inspiration forte, il frappa du poing le mur sur lequel il se tenait et poussa un cri de frustration, se remettant à courir.
Ces corridors étaient vraiment chaotiques. Pas pratique pour quelqu'un en pleine course. Des morceaux métalliques sortaient des murs et du plancher, comme si ce haut couloir était juste un empilement de morceaux de métal plats divers et variés. Enragé, le Matoran ne ralentissait pourtant pas. Esquivant, sautant, rampant, il progressait dans le corridor. Ces pieds lui faisaient mal. Les muscles de ses jambes lui lançaient comme jamais. Ils avaient l'impression que ces poumons allaient se consumer. Mais il continuait, énervé et désespéré dans sa quête de sens. Bizarrement, c'étais transcendant. Il ne s'était jamais sentis aussi proche de son être sur le plan physique. Alors que les sources lumineuses sur les parois de corridor éclairaient sa course, des concepts émotionnels nouveaux explosaient dans sa tête. Principalement sur sa perception du monde qui l'entourait, mais aussi sur ses interactions avec ses semblables.

En y repensant, Muhru pouvait m'excéder à un point... alors que j'appréciais beaucoup de travailler avec Arkzi.

Sortant de ce semblant d'organisation dans son esprit et tout son être, une concordance parfaite, il réalisa qu'il approchait à toute vitesse d'un cul-de-sac. Réagissant promptement, il tendit ses bras en avant pour amortir le choc qui allait avoir lieu. S’apaisant, il recula de trois pas et constata que ce n'était pas vraiment sans issue : cette paroi d'une bonne cinquantaine de mètres pouvait être escaladée.

Ce que je suis sûr, c'est que je suis un Po-Matoran, les Matoran les plus forts conçus par les Grands Êtres. Pensa-t-il avec considération.

Prenant de l'élan, il se jeta sur la paroi. Progressant en s'élevant à l'aide de ses bras et prenant appui grâce à ses jambes, le Po-Matoran choisissait avec précaution ses prises et points d'appui. Son ascension était cadencée et soutenue, comme l'était sa précédente course.
Tout en s'élevant, il considéra ce à quoi se résumait son existence : une vie de travail dans des profondeurs métalliques, se déroulant au rythme des heures. En fait, il ne savait pas grand chose de ce qui l'entourait. Cette ignorance l'empêchait surement d'accéder aux réponses à ses questions.

J'ai à découvrir. Il faut que j'atteigne cette surface, que j'explore ce monde et que je trouve mes réponses. Et si... Et si tout ce que je ne connaissais n'était qu'une simple partie d'un ensemble plus grand.

Au bord du sommet de la paroi, il déploya sa main droite dans un ultime effort, et ensuite la gauche. Se soulevant et se ramenant sur une surface horizontale, il resta allongé pendant quelques instants, à plat ventre, haletant. Quand il s'en sentit capable, il releva son corps épuisé à la force de ses bras, raclant son Kanohi sur le sol. Enfin sur pieds, il prit appui sur ses genoux, reprenant son souffle.

Il se rehaussa et avança vers l'entrée qui se dessinait devant lui, en marchant d'un pas normal. S'engageant sur la rampe, il remarqua que tout ce qui l'entourait était plongé dans l'obscurité. La seule source de luminosité était les lignes lumineuses sur les bordures de la rampe. Dans cet atmosphère de vacuité, il progressait prudemment, mais marchait toujours régulièrement.
Croyant entendre des bruits de pas derrière lui, il se retourna. Personne.
Rebraquant de nouveau son regard devant lui, un être encapuchonné lui faisait face.
Il n'eut même pas un sur-saut, simplement le réflexe de se figer totalement. Devant lui et dans un silence complet, l'être de la taille d'un Toa s'approchait doucement, tournant autour de lui. Son habit ne laissait que dépasser ses mains, droites, immobiles et pointées vers le sol.

Si... Intéressant, laissant échapper l'être mystérieux. Tu n'es pas le premier à être ainsi, mais c'est toujours une énigme d'en découvrir un nouveau. Vous êtes tous si différents dans votre rareté.

Sa voix raisonna dans toute la cavité où ils se trouvaient, comme un murmure s'évadant indéfiniment. Le Po-Matoran n'était pas en situation confortable, c'était même tout le contraire : son état de stress intense lui revenait peu à peu. Il ne pouvait même pas demander qui était cet être. Revenant en face de lui, ce dernier leva son bras droit, index et majeur collé l'un à l'autre et tendus, s'approchant du Matoran. Ce dernier ne fit rien, complètement paralysé. L’était-il seulement physiquement, ou tout se passait dans sa tête ?

Viens, Matoran... Expira-t-il.

Les doigts de l'être touchèrent le Kanohi du Po-Matoran, et le monde s'évapora tout autour de lui. Sur le moment, ça lui paru comme une éternité, mais il retrouva ses sens, la perception de ce qu'il l'entourait. Il était maintenant dans une salle d'un blanc éclatant, contrastant du tout au tout avec l'obscurité précédente. Il comprit qu'il était ensuite assit à une table et en face de lui, l'être encapuchonné, les mains posées l'une sur l'autre sur la table, comme s'il l'attendait.
Le Matoran paniqua, il regarda avec de grands coups de tête à droite et à gauche de la salle : des machines, des tableaux de bords, beaucoup de tout et de rien. On aurait dit un atelier de chercheur.
Se retournant, il pu discerner une porte argentée blindée entre-ouverte, menant à une autre salle. Alors que le Po-Matoran se remettait droit sur sa chaise, l'être leva le bras et serra le poing. D'un seul coup, le Matoran était figé sur sa chaise, droit. Les deux restèrent dans cette position un long moment. Le Matoran sentait que sous sa capuche, l'être le sondait avec beaucoup d'attention.

Même ton masque ne peut dissimuler ta peur. Dit l'être, froidement. Ni ta soif de connaissances pour combler ton ignorance.

Sans était trop, il fallait qu'il réagisse.

Votre capuche, retirez là, tout de suite. Je ne supporte plus ce que vous m'inspirez. Rétorqua durement le Po-Matoran.

L'être pouffa, malgré lui.

Bien, si tu le désires. Répondit-il.

Abaissant ses manches d'un revers de bras vers le haut, il attrapa sa capuche des deux mains et la descendit vers l'arrière, doucement. Le Matoran distingua un masque blanc. Absolument pas un Kanohi comme il portait, non. Son masque n'était pas métallique, il était d'une autre matière, plus rudimentaire. Extrêmement sobre, il ne comportait que des fentes pour les yeux d'une forme angulaire. Les autres détails du masques n'était que des petites gravures, comme un point au niveau de la bouche et des traits sur les joues.
On pouvait distinguer des yeux luire à l'intérieur des fentes du masque.
Stupéfait, le Matoran ne disait toujours rien, donc l'être masqué prit la parole.

Satisfait ?

Le Po-Matoran souffla.

Qui êtes-vous ? Demanda enfin le Matoran. Et surtout que, me voulez-vous ?

Pour ta première question Matoran, je suis un Grand Être. Pour la seconde, je te veux toi, et ce que tu as vécu ses dernières heures, mais...


Quoi ?! Coupa le Po-Matoran.

Ça lui avait échappé. Les dires de cet être masqué n'avait d'égal que sa manière de les prononcer. La simplicité de sa réponse le fit exploser. Tout un tas d'images et de souvenirs affluaient dans son esprit, accédant même à des choses qu'il ne s'était jamais souvenu, remontant bien avant son arrivée dans les profondeurs, comme à son dernier repos. Tout était toujours flou, morcelé et brumeux, mais tellement plus abondant et cinglant. C'est comme si tout voulait sortir de sa tête.

Un Grand Être ? L'un des créateurs de tout ce qui existe, devant moi ? C'est impossible. Pensa-t-il.

Et pourtant c'est bien le cas, Po-Matoran. Déclara le soi-disant Grand Être. Oui, je peux lire dans ton esprit. Et ce que j'y vois doit être tellement un mal de crâne pour toi... Mais ce sont des fascinations pour moi.

Il put voir les yeux du Grand Être se plisser sous son masque.
D'un seul coup, un flot de pensées brut traversa l'esprit du Po-Matoran. Il pouvait tout voir. Les Grands Êtres concevant des êtres biomécaniques, dont les Matoran, pourvus d'une certaine intelligence artificielle, tout comme leur vie. l'Univers... Qui était en fait un Robot-Monde gigantesque pourvu d'une maintenance interne et remplit de dômes pouvant abriter la vie. Les Matoran et les Toa n'étaient ici que pour maintenir actif ce mécanoïde grandiose. Tout ça dans un ultime dessein : sauver une planète du nom de Spherus Magna, au cours d'un voyage interstellaire de 100 000 ans, sur le point de subir son fracassement. Le décollage du Robot-Univers était prévu dans quelques jours, les Grands Êtres quitteraient le Robot, et partiraient en exil, même au-delà de Spherus Magna pour certains. Seulement, un est curieux de savoir comment Mata Nui, le Grand Esprit qui s'éveillera enfin demain, va accomplir sa tache, et souhaite rester dans cet univers.

Tout ce coupa abruptement, laissant revenir le Po-Matoran à la réalité. Le Grand Être se serait attendu à des cris d'incompréhension, d'effroi. Mais au lieu de cela, le Matoran laissa tomber sa tête entre ses mains, les coudes sur la table, le regard plongé vers le bas.
Il se redressa d'un seul coup, regardant le Grand Être dans les yeux, plein d'interrogation.

Donc... Comment... Comment est-ce possible que j'ai une... Chercha-t-il, ne trouvant pas le mot adéquat.

Une telle conscience aussi développée. Rétorqua le Grand Être. Je ne le sais pas. Ça n'aurait jamais dû arriver. Nous le croyions par rapport à votre composition. Mais certains, très rares d'ailleurs, comme toi, ont développé cet esprit sapiens. je les ai récupéré, et je les l'ai étudié...

Le Grand Être se leva, tournant le dos au Po-Matoran, allant ici et là, inspectant ses ateliers. Il prit un Masque de la Protection amoché et le regarda sous tout ses angles.
Le Po-Matoran le regardait. Il aurait dû être brisé mentalement, un aliéné, mais tant de savoir et de connaissances lui avait apporté des réponses à ses questions, et renforçait encore plus sa vivacité d'esprit. Il comprit peu à peu avec stupeur que ce Kanohi avait appartenu à l'un de ses semblables. Il comprit aussi que ce Grand Être n'était pas dans son droit et que tout ce qu'il pourrait apprendre ne serait pas bénéfique pour l'Univers Matoran.

Vos frères ne vous laisseront pas aboutir vos projets. Que voulez-vous apprendre en tuant des Matoran ! Lança le Po-Matoran avec agressivité.

Le Grand Être gloussa, et retenu un rictus.

Tu déduis vite... Ils me croient tous parti en exil solitaire, Matoran, mais ça, j'ai décidé de ne pas te le montrer. Siffla-t-il en jetant le Kanohi Hau avec force contre le mur, brisant le masque fragilisé.

il redevint droit et froid, en concordance totale avec son masque sobre et inexpressif.

Je veux reproduire ton état psychique sur tout les habitants de l'Univers Matoran, de manière plus stable, bien sur, dans le cadre d'une expérimentation à l'échelle de l'Univers. Conclu-t-il. Mais pour ça... J'ai besoin d'un minimum de furtivité.

La conception protectrice qu'avait entretenu personnellement le Po-Matoran à propos des Grands Êtres venait de s'évaporer. Il ne comprenait pas totalement ce qu'avançait ce fou, mais une chose était sûr : c'était tout sauf rassurant. Il se leva de sa chaise, la faisant tomber en arrière. Faisant face au Grand Être, il s'avança avec détermination.

Vous êtes complètement...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Ses pensées furent comme déchirées d'un seul coup par des cris atroces. Alors que le Matoran s'agenouillait et mettait sa tête entre ses mains, il comprit que c'était encore un tour du Grand Être. Ce dernier s'avança, l'empoigna par l'épaule, et le traîna vers la porte blindée. Il le balança vulgairement dans la chambre et tapota sur divers commandes.

Se relevant difficilement, le Matoran tourna la tête vers l'entrée de la chambre, tout aussi blindée de l'intérieur, dans laquelle il se trouvait. Elle était totalement vide de tout objet et sans source de lumière apparente. Alors qu'il finissait de scruter la chambre, le Grand Être enjamba le pas de la porte, qui se verrouilla automatiquement derrière lui. D'un seul coup, le plafond de la chambre se mit à crépiter d'énergie blanche, illuminant toute la pièce. Avant qu'il ne pu protester, le Grand Être transféra ses intentions dans son esprit.
Pour être le plus discret possible au sein de l'Univers Matoran, il devait avoir une couverture identitaire, ce qui induit le fait d'usurper le corps d'un travailleur Matoran pour y arriver.

Reculant, essayant de fuir à l'intérieur de cette pièce close, le Matoran glissa jusqu'au rebord de la chambre et se releva, pétrifié, face à son destin.

Tu devrais prendre ça comme quelque chose d'honorifique, Po-Matoran. Après tout, c'était bien ta race que je préférais. Déclara-t-il avec comme un mélange de regrets et de plaisir dans la voix.

Alors que l'énergie ambiante s'intensifiait, descendant au cœur et au sol de la chambre, la vision du Po-Matoran devenait de plus en plus floue et imprécise. Le Grand Être abandonnait son habit, se rapprochant du Matoran. Alors que les formes et les couleurs devenaient indiscernables et que l'air était empli de bruits de plus en plus forts, le Matoran vit le Grand Être ôter son masque. Et dans une clarté absolue, se fut l'obscurité complète en un instant pour le Matoran. Il n'était plus, il en était sûr.

*****

Histoire d'agrémenter votre lecture... :
Je vous conseille de lire cette scène finale avec la musique d'ambiance du télescope de MNOG.

Au commande d'un grand véhicule transportant des déchets et des débris quelconques, il repensait à ce Matoran. Après tout, il s'habituait seulement à ce corps biomécanique, qui n'était en soit pas désagréable.
Il était fier de ce qu'il avait conçu avec ses frères.
Mais la création a bien été leur seul talent. Tant d'erreurs et de complications car ils ne s'occupaient pas de leur créations... C'était affolant. Certains n'y prêtaient même pas attention, s'en fichant presque. D'autres étaient plus qu'affectés, comme Heremus ou encore Angonce, mais bien sur, ils préféraient créer encore plus pour régler tous les problèmes.

C'était risible, inutile, du gâchis. Tout aurait pu être si mieux orchestré, dirigé... Pensa-t-il. Dirigé, par une poigne de fer.
Mais pour cela, il faut des connaissances sur les civilisations, sur le fonctionnement d'êtres sapiences en société, ce que nous avons trop peu étudié, trop occupés à modifier et à créer. Il faut apprendre comment tout ce jeu de la vie et de la destinée fonctionne. Et pour ça, une expérience sur tout l'Univers Matoran entier est requise.


Faisant avancer le véhicule au bord d'une rampe, il descendit de sa place de conducteur en activant l'ouverture de la benne. La cavité où il se trouvait était profonde. Et surtout bruyante. Le fond était en fait un multitude de broyeurs pour le recyclage d'artefacts cassés et inutilisables.
Et là, il le vit, tomber en chute libre vers la destruction : son ancien corps. Il avait pris soin de lui remettre son habit et son masque quand il sortit de la chambre, et le mit au beau milieu de tout le reste.
Disparu en instant, déchiqueté, avec son habit effiloché et son masque émietté.  
Satisfait, Velika sourit sous son Kanohi. Après tout, c'était le tout premier pas vers l'ordre. Il remonta machinalement sur le véhicule, et parcouru la rampe en sens inverse, se dirigeant vers sa plus grande expérimentation.

~~Fin~~

Participation d'Onu@ : Conifia's Legacy : La naissance du MixelWorld.
Spoiler:


PROLOGUE
Il est des légendes qui naissent spontanément, d'autres par la force des choses. Plus rares
encore, sont celles qui naissent alors qu'elles n'auraient jamais du être. Lorsqu'un être a
priori sans grande destinée se retrouve propulsé au rang de divinité. Plus encore, lorsque cet
être crée un monde sans le vouloir.
Les archives de Onu-Metru ne connaissent pas la légende que vous êtes sur le point de lire.
Et si cette dernière y était , ce serait probablement une histoire comique que conteraient les
Turagas lors des banquets en l'honneur de leur Toas.



Chapitre 1 : L'entre deux mondes
Le combat faisait rage depuis déjà des heures. L’air était lourd, le ciel gris. En en cette
période de l’année, le climat aride était particulièrement pesant dans les Montagnes
rocheuses.
Brutaka se releva alors qu’il venait d’essuyer un coup très violent. La douleur lui arracha une
râle alors qu’il faisait face a son adversaire. Vezon non plus n’avait pas été épargné. Pas mal
de morceaux de son armure avaient volé en éclat. Après tout, il affrontait le terrible Brutaka,
rien d’inattendu pour de telles blessures. Néanmoins il souffrait beaucoup moins que le titan
d’or et d’azur.

« -Abandonne Brutaka, tu ne peux rien contre moi et ma créature ! »

Le titan aperçu Fenrakk aux cotés de Vezon. Cette immense créature lui avait infligé de
sérieux dégâts également. Sa vue se brouillait de plus en plus, et il savait qu’il ne
l’emporterait pas. Vezon était là pour son masque, il le savait pertinemment, aussi il ne
comptait pas le lui laisser aussi facilement.

«-Vas au diable Vezon. Et n’en reviens jamais ! hurla le colosse en entamant une course
effrénée vers son assaillant.

-Stupide… se contenta de répondre le Piraka qui esquiva sans peine la charge et empala
Brutaka au bout de sa lance.

Le temps se figea l’espace d’un instant. Plus un bruit dans les airs. Les deux monstres ne
bougeaient plus. Même Fenrakk se tut. Brutaka senti la douleur l’envahir puis disparaître
subitement.
Il tomba à terre inerte pour la plus grande joie de Vezon, qui se précipita pour récupérer le
Kanohi tant convoité.

-Enfin ! S’exclama-t-il en récupérant un autre masque attaché sur Fenrakk. Le masque
dimensionnel, et le masque du voyage lointain ! Il ne reste plus qu’une chose à faire.

Resté en retrait depuis le début du combat, Conifia observait la scène en tremblant comme
une feuille. La peur le paralysant, il n’osait plus quitter sa cachette de peur de se faire occire
par le terrible personnage qui venait de tuer un géant. Pourtant conscient que ce n’était pas
une attitude à avoir quand on est un Toa, Conifia préférait d’ordinaire éviter tout les conflits
aussi infimes soit ils. Sa couardise et sa chétivité avaient fait de lui le Toa le moins crédible
de toute l’histoire Bionicle. Même les autres Toas ne lui portaient que peu d’estime, au mieux
ils le voyaient comme un Grand Matoran, par la taille évidemment.

Vezon saisit sa lance de fusion, et la déposa sur les masques. Une lueur éblouissante éclata
subitement a tel point que même Conifia eut a détourner le regard malgré son éloignement
d’au moins deux cent mètres. Lorsque celle-ci cessa, le Toa ne vit plus rien à l’endroit du
combat. Plus de Vezon, plus de Fenrakk, plus rien. Aussi, extrêmement prudemment, il se
décida, après une heure d’intense réflexion, à aller voir. Une fois sur place, il découvrit la
dépouille du titan qui lui décrocha une moue de dégout. Mais plus aucune trace du Piraka.
C’était comme si il c’était volatilisé. Cependant une chose étrange flottait dans les airs. Une
sorte de trou lumineux béant se tenait à quelques mètres du sol.
Conifia s’approcha doucement.
Il se rendit compte que le trou se refermait petit à petit pour disparaître complètement
quelques instants plus tard devant les yeux émerveillés du Toa. Soudain un râle insoutenable
s’éleva du corps du titan, probablement le dernier souffle d’une longue agonie, mais cela
suffit pour effrayer le Toa qui se lança dans un véritable marathon irréfléchi.
Son erreur fut de ne pas franchement regarder où il allait. En effet, alors que son élan était
bien trop important pour éviter l’inévitable, Conifia s’engouffra dans un second trou
lumineux bien plus grand.

Une sensation de chute interminable s’empara du Toa, qui, voulant revenir en arrière,
s’aperçut que le passage d’entrée était déjà très loin et il disparaissait dans la lumière
omniprésente de ce curieux endroit. Combien de temps dura cette dégringolade, Conifia n’en
savait rien. Tout ce qu’il savait c’est qu’il aurait du rester paisiblement au village pour suivre
l’entraînement supervisé par Tahu, qui avait la ferme intension de « faire quelque chose de ce
fainéant peureux ». Pourquoi avait il fallu qu’il fuit cet après midi de franche rigolade à
prendre des coups ? Pourquoi avait il eu envie de se promener dans les montagnes ?
Alors qu’il se reprochait tout un tas d’erreurs plus ou moins répréhensibles, Conifia heurta un
sol très dur et beaucoup trop violemment, a tel point qu’il s’évanouit.


Chapitre 2 : Une rencontre au sommet.
« A l’aide, hurlait Tahu, on va y passer !!

Le toa du feu était à terre, face a lui un immense dragon . Gali était évanouie, Onua
immobilisé par l’une des pattes de la créature, Lewa et Kopaka tenaient à peine debout.
Pohatu quand à lui avait perdu un bras dans cette lutte terrible.

-Qu’allons nous faire mes frères ? questionna Pohatu malgré la douleur insupportable. Qui va
vous sauver ?

Une voix retentit derrière eux.

-Alors les amateurs ? Besoin d’un coup de main ?

Les Toas encore valides firent vote face. C’était Conifia.

-Conifia ! Notre sauveur ! hurlèrent les Toas en coeur.

Le Toa ricana l’air hautain :
-laissez faire les pros !

Il s’élança armé d’une immense épée en direction du monstre qui tenta de le bloquer. Conifia
esquiva sans mal le gigantesque membre qui s’écrasa sur le sol, et pris appui dessus pour
s’élancer vers le visage du monstre pour lui décocher un violent coup d’épée. Le monstre
hurla de rage et de douleur en s’effondrant sur le sol, fatalement touché.
Les Toas acclamèrent Conifa en héros, et se dernier ne se priva pas de se faire lancer des
fleurs.

-Voilà les novices, comment on abat un dragon ! Lança-t-il fièrement.

Mais soudain le ciel s’assombrit, et le monstre se releva. Les Toas prirent la fuite. Conifia se
trouvait seul face à la créature qui avait triplé de volume. Devant ses yeux ébahis, son épée
était devenue un bâton.
Le Monstre leva un pied, pour écraser le toa devenu ridicule et le réduit en bouillie.
Conifia se réveilla en sursaut. Il était allongé à l’entrée d’une grotte. Encore un stupide
cauchemar. Une douleur lança derrière son crâne. Probablement une séquelle de la chute.
Il explora les environs du regard. A sa gauche, la caverne s’enfonçait dans l’obscurité. A sa
droite une terre désolée s’étendait à perte de vue. Ça et là, des monticules de terre de couleurs
variées, attirèrent l’attention du Toa. Difficilement il se leva et se dirigea vers ces seules
taches de couleurs dans un paysage maussade.

Il arriva a proximité d’un monticule d’argile bleu ciel. Il se rendit compte avec stupéfaction
que la température au abords était très basse, du givre a quelques centimètres en témoignait.
Plus loin, un monticule rouge dégageait une chaleur assommante. Ainsi Conifia fit le tour de
tout ces tas colorés pour découvrir leur spécificité.
Il se décida enfin à revenir vers la grotte, mais une chose se dressait en face de lui. Il
sursauta, mais faute de cachette aux alentours il resta sur place totalement paralysé de peur.

Bien vite il d’aperçu que cette chose qui n’était pas là avant ne bougeait pas. C’était en fait
plus ou moins une tentative de statue difforme, aux aspects torturés. Le Toa observa cette
« œuvre » de plus près, jusqu’à ce qu’une idée vint lui glacer le sang : Cette statue n’était pas
arrivé là toute seule. QUELQUECHOSE l’avait faite !
Bien vite, Conifia se cacha derrière le tas de boue vaguement sculpté, pensant être à l’abri. Il
se dit que Spiker, le Toa du Vent de son équipe, mourrait probablement de honte en le voyant
dans une telle posture. Le « héros » scruta les environs. Un petit bruissement dans son dos le
paralysa. Lentement, Conifia regarda à ses pieds, et constata qu’une ombre s’étendait à coté
de la sienne.

Ça y est, il allait mourir. C’était la fin. Jamais plus il ne verra son village, sa hutte, ses amis.
Résigné, il décida de faire face à son assaillant en espérant que la mort arrive rapidement. Les
yeux fermés, il se retourna, la bras en croix, les jambes en guimauve. Mais rien ne se passa.
Bon sang, qu’attendait l’éventuel monstre ? Confia rassembla le courage disponible pour
ouvrir une paupière. Puis une autre. Puis il baissa les bras, et afficha un air ahuri sur son
visage.
Face à lui, se tenait un petit être marron beige, avec de grands yeux blancs et globuleux. Ses
minuscules jambes supportaient un corps trapu agrémenté de bras démesurés. Ça et là, de
petites pointes saillantes parcouraient son corps. Enfin, deux petits défenses sortaient de ce
qui semblait être ça bouche.
Les deux individus restèrent là à se fixer l’un l’autre quelques minutes encore. Puis la petite
créature s’avança vers le Toa, de nouveau pris d’une crise de paralysie.
Le petit personnage toucha le pied de Conifia, puis examina le nouveau venu avec grand
intérêt. Pensif, il se tourna alors vers la statue torturée et malaxa la terre molle pour former un
corps avec des bras, des jambes et une tête. Une fois fait, le petit être pointa Conifia du doigt,
puis la statue. Il recommença l'opération une ou deux fois. Visiblement, il essayait de faire
comprendre au Toa que c'était une représentation de sa splendeur.
Conifia failli en perdre l'équilibre d'être comparé à ce tas de boue difforme qui coulait sous la
chaleur torride du soleil.

L'après midi continua a suivre son cours. Le petit être s'évertua modeler des choses plus ou
moins ressemblantes, et Conifia le devait, s'il avait tout compris, essayer de deviner. Ou pas.
Pour une fois Conifia était dans la position de ne pas comprendre un interlocuteur trop
stupide. ça devient bien être la seule fois que ça lui arriverai. Quelque part il en tirait une
certaine satisfaction.
Après avoir modelé des petits tas de boue un peu partout, le petit monstre invita le toa à
regagner la caverne. Visiblement, c'est dans cet endroit peu engageant que la créature avait
élu domicile. Sur les murs, Conifia remarqua des traits tracés au hasard. Verticaux,
horizontaux , courbés, il y en avait partout. Remarquant l'intérêt porté à ses "dessins", le petit
compagnon saisit un morceau de ce qui semblait être du charbon, et traça plusieurs traits
aléatoirement sur la roche avant de répéter le même rituel que pour la première statuette.
Le Toa resta une nouvelle fois médusé d'avoir été représenté sous forme de traits
anarchiques.
Visiblement, cette chose était nulle en toutes taches un tant soit peu artistiques mais y mettait
une telle volonté que c'en était courageux, voir héroïque.

Il devait y avoir là des années et des années de traits hasardeux sur les flancs de la caverne.
Cette créature devait vivre seule depuis des années. Conifia frissonna à cette idée, lui dont
seul le mot solitude était inconcevable.
La nuit tombait calmement sur la lande aride. Deux lunes se mirent à briller dans le ciel,
amenant avec elles une collection d'étoiles des plus sublime.
Mais au fur et à mesure que l'obscurité progressait, le petit être semblait de plus en plus
nerveux.


Chapitre 3 : La Nuit de toutes les angoisses de la mort ( et tout et tout)

Cela faisait maintenant une demi heure que Conifia et la créature déplaçaient des roches pour
boucher l'entrée de la caverne. Le Toa avait regardé la petite chose s'activer à la tache
subitement, comme guidée par un instinct primaire, pour finalement décider de l'aider.
Plus ils avançaient, plus elle s'activait, essayant de déplacer des rochers beaucoup trop gros,
poussant de petits cris nerveux, pour déboucher sur des actions illogiques dans le contexte.
Heureusement, le Toa aidait de son mieux, aussi la grotte fut quasiment bouchée en peu de
temps.

Les deux compagnons d'infortune se posèrent enfin, mais le plus petit fixait l'extérieur avec
inquiétude. Conifia s'approcha alors de la seule ouverture disponible, bien trop petite pour
autoriser un quelconque passage. Il aperçu dans la clarté lunaire les monticules colorés
rencontrés plus tôt dans la journée, ainsi que les tentatives avortées de sculpture du petit
indigène. Le Toa se demanda alors pourquoi cette créature voulait à tout prix créer quelque
chose visiblement sans y parvenir, et pourquoi elle se désintéressait des monticules aux
particularités étranges et variées. Sans un bruit, il s'allongea à ses cotés, le regard vers
l'obscurité inquiétante.
Il repensa alors à son monde, probablement très loin d'ici. A tout les Torans, aux autres Toas,
aux Turagas. Bien qu'il était là bas la risée de beaucoup, en partie à cause de sa couardise
légendaire et de sa chétivité naturelle, ce monde lui manquait déjà. Conifia était du genre
casanier, et s'aventurait rarement seul à l'extérieur. Sa capacité à échapper à n'importe quelle
situation était en revanche remarquable, mais étrangement peu appréciée par ses frères
d'arme.
Spiker était sans doute son seul ami sur l'île. C'était le Toa le plus fort et robuste de l'équipe.
Son expérience au combat était telle que certains chasseurs de l'ombre les plus coriaces
avaient déjà abandonnés des combats contre lui. Il avait toujours été admiratif de son frère,
même si la réciproque n'était pas vraie. Spiker aussi l'avait toujours considéré comme un bon
à rien, et ce depuis la jeunesse matoranne. Mais il avait appris à le connaître et à l'apprécier
entant qu'être vivant.

Quittant ses pensées, Conifia porta son attention sur son nouvel ami. Au fond il se voyait
dans cet individu. Incapable de parler, le toa avait perdu l'usage de sa voix très tôt lors d'une
attaque de son village. Cela contribuait peut être aussi à son rejet de la part des autres. Cette
créature encore plus stupide que lui s'acharnait néanmoins à une tache dont elle semblait
totalement ignorer le but, sans jamais s'améliorer. Le Toa qui avait pris cela pour de la folie
pure, avait également interprété ça comme une forme de courage. L'acharnement fourni par
cette bête forçait le respect. Le résultat beaucoup moins.
Tiré de ses pensés par un bruit à l'extérieur, Conifia remarqua une petite créature noire sortir
de l'ombre en poussant de petits cris nerveux. Ces oreilles en pointe, son visage blanc
grimaçant et son aspect rebutant inspirait un sentiment quelque peut angoissant chez Conifia,
même si le Toa faisait au moins quinze fois sa taille.
L'animal, si c'en était un, tourna autour des statuette en piaillant nerveusement. Un second le
rejoint, puis un troisième. Tout était globalement similaires, des boules de nerfs sur pattes.
Plus il en arrivait, plus le petit être marron devenait nerveux et tremblait comme une feuille.
Conifia n'en menait pas large non plus. Ces bestioles lui rappelaient les moustiques suceurs
de sang dont il avait la phobie absolue, l'interdisant donc de fréquenter les milieux forestiers
et les marécages dans son monde.
Les petites créatures s'énervèrent de plus en plus devant les statues, cherchant à les
provoquer, pour finalement sauter dessus et les détruire totalement dans un déchaînement de
violence et de rage gratuite.

Les deux acolytes assistèrent impuissant à la destruction d"une journée de travail inutile dans
son essence même. Une fois le crime commis, les petites créatures furent apaisées, mais
visiblement cherchaient à trouver les auteurs de ces oeuvres éteintes. Aussi, la bonne
quarantaine de choses se mit à fouiller tout le secteur. Certains, visiblement pas très futés,
prirent feu en touchant le monticule d'argile rouge vif et disparurent dans l'obscurité en
hurlant devant l’œil amusé de ses congénères.
Conifia et la créature marron ne bougeaient plus de peur d'être repérés malgré la grande
épaisseur de roches qui les séparaient de ces choses. Le Toa jugea bon de se retirer de
l'anfractuosité, des fois que l'une d'entre elle juge bon de jeter un oeil dedans.
Lentement, les deux amis reculèrent, aussi silencieusement que possible.
La nuit se déroula sens encombre, rythmée par les cris des monstres noirs, tantôt lointains,
tantôt effroyablement proches. Ni Conifia, Ni le petit "artiste" ne fermèrent l'oeil de la nuit.

Le lendemain matin, alors que l'astre solaire était déjà bien avancé dans le ciel, les compères
décidèrent de sortir, après s'être assurés que plus aucun danger de rôdait.
Le spectacle dehors était désolant. Outre les petits cadavres calcinés affichant des visages
grimaçants à souhaits, des monticules colorés, il ne restait rien des créations du nouvel ami
de Conifia. Tout avait soigneusement été détruit, éparpillé, piétiné, afin qu'aucune trace de
création ne subsiste.
La petite créature découvrait le spectacle sans grande surprise, visiblement bien habituée à ce
genre de problème, mais semblait terriblement abattue. Elle resta là plusieurs minutes, avant
de faire demi tour en traînant ses membres disproportionnés au sol.
Conifia ne put expliquer ce qui se passa au fond de sa cavité cérébrale quasiment vide, mais il
fut pris d'un sentiment rare chez lui : la vengeance. Pris d'affection envers ce petit animal, il
décida que la nuit prochaine il combattrait. Oui, la nuit prochaine, ça allait ch... saigner!


Chapitre 4 : Get Ready For The Next Battle.(oui tout les titres sont random)


Conifia était déterminé.
Il décida de se créer une arme de fortune, en improvisant avec ce qu'il trouverait.
Durant tout l'après midi, il chercha des composants aux alentours. Mais il fut vite découragé.
Son butin se résumait à un bâton qui traînait par là, une pierre rugueuse, une seconde
visiblement plus tranchante, et une petite liane.
Il retourna a la caverne avec son petit trésor, malgré tout déterminé à en faire quelque chose.

Il se posa a coté de son ami au bord de la dépression, et se mit à la tache.
Et au bout d'une heure.... rien. Strictement rien. Conifia était incapable de produire quelque
chose de concret. Le Toa pesta face à son incompétence en envoyant balader tout ses
matériaux. Comment allait il défendre son compagnon? En guise de réponse, la petite
créature qui c'était mis à l'observer se leva et alla chercher les "ustensiles" de Conifia.
Il resta un moment à fixer tout ces composants d'origine variées, de formes et de
compositions diverses. Jamais il n'avait eu l'idée de mélanger ces choses là.
Aussitôt, comme pris d'une transe créatrice, il s'affaira sur ce petit chantier, courant de temps
à autres à droite, à gauche, pour glaner encore quelques autres composants afin de finaliser
son chef d’œuvre. Enfin, il contempla le résultat fini. Il avait créé une sorte d'arme
contondante, qu'il déposa aux pieds de Conifia qui boudait dans un coin.
Le Toa écarquilla ses yeux devant cette arme de fortune. Bien que rudimentaire, c'était bien
au delà de ses espérances. Avec ça, il serait sûrement capable de repousser une légion de ces
choses noires à la prochaine nuit. Cependant c'était sans compter sur son inaptitude innée
pour la combat. Aussi, il décida de s'entraîner un peu, essayant de trouver dans sa minuscule
mémoire les tentatives d'entraînement inculquées ( ou infligées?) par le Grand Toa Tahu à
plusieurs reprises sans grand succès.
L'après midi durant, il enchaîna les coups dans le vide avec son arme, imaginant des combats
imaginaires comme vu en rêve, mais cette fois ci sans se faire écraser par un dragon géant à
la fin. La petite créature l'observa un temps comme fasciné par cette danse amusante, puis
elle décida de singer son grand ami en l'imitant avec un bâton.


***
Dans les Montagnes Rocheuses, Spiker scrutait les environs. Son frère avait maintenant
disparu de l'île depuis 2 jours, et bien qu'il n'était pas des plus appréciés parmi les Toas,
Spiker avait décidé de partir à sa recherche. D'expérience, il savait que Conifia aimait rôder
dans ses montagnes pour fuir ses responsabilités de Toa. Des rapports avaient également
indiqué qu'une lutte acharnée avait eu lieu il y a peu dans ce secteur. Le corps sans vie de
Brutaka avait été retrouvé, et tout laissait penser que Vezon était encore derrière tout ça.

"-Tu as découvert quelque chose?
-Non Tahu, toujours rien. C'est a croire qu'il s'est volatilisé..."

Toa Tahu c'était joint aux recherche, non sans rechigner, pour retrouver Conifia. Une toute
petite expédition composée des deux Toas, quelques Matorans et une demi douzaine de
Bohroks avait été montée plus tôt dans l'après midi.

-Nous devrions chercher sur les lieux du combat, quelque chose nous a peut être échappé,
déclara Spiker. Nous allons bien finir par trouver un indice.
***


Conifia était à bout de force. L'entraînement était bien plus physique que prévu, bien que
n'importe quel autre Toa aurai pu en faire dix fois plus que lui en autant de temps. Son petit
ami l'avait assisté dans une dizaine de joutes, bâton contre arme improvisée, et il s'avérait que
cette petite chose était des plus coriaces.
Après cet après midi musclée, Conifia décida de se reposer jusqu'au soir. Durant ce temps,
son compère se remit à fabriquer des sculptures douteuses. Mais cette fois ci il œuvra pour
planter des choses diverses et variées dedans, sans grand succès esthétique, mais il avait
décidé de s'améliorer. Le Toa remarqua ce changement de direction artistique de son ami,
pensant amusé y être pour quelque chose. L'artiste, satisfait de son travail, décida de passer à
l'atelier dessin. Sur les murs de la grotte, il se remit à faire des traits de façon aléatoire
comme à son habitude. Exténué, Conifia s'endormit.

A son réveil, le soleil était déjà bas et le petit être recommençait à s'agiter a à déplacer des
roches devant la grotte, de la même façon que la veille. Le Toa sentit alors la pression monter
en lui : le combat était proche. Il se leva, et sortit marcher un peu, laissant son ami à son dur
labeur. Il déambula avec son arme de seconde main au milieu des monticules colorés. Rêveur,
il laissa tomber son bien dans l'argile jaune électrique. Conifia pesta contre son manque
d'attention, mais fort heureusement le manche était vierge de tout argile, ce qui lui permit de
reprendre son dû sans mourir foudroyé. A présent son arme scintillait légèrement et dégageait
de petites étincelles de temps à autres; ce qui faisait sursauter le Toa à chaque fois, alors qui
tenait la partie électrique le plus loin possible. En rentrant à la grotte à présent quasiment
bouchée, il présenta son expérience à son ami qui en fut fasciné. Mais la nuit était tombée,
amenant avec elle de lourds nuages orageux.

Conifia aida son ami à rentrer dans la grotte puis boucha suffisamment l'entrée pour laisser
un petit interstice afin que la créature puisse jeter un oeil sans rien risquer. Enfin, il se tourna
face à l'obscurité alors que les gouttes de pluies commençaient à tomber. Le ciel gronda. Le
Toa ne pouvait pas rêver d'un pire scénario.
Soudain, les petits ricanement de la nuit passée se firent entendre à nouveau, et bientôt cinq
petits êtres sombres apparurent. Le Toa cramponna son arme de toute ses forces, comme si
cela le rendrait plus impressionnant. En tout cas ça le rassurait. L'une des petites créatures
s'approcha puis sauta sur lui sans prévenir. Machinalement, le Toa asséna un coup à
l'assaillant qui fut électrocuté sur le coup. Les autres furent extrêmement surpris, comme s'ils
n'étaient pas habitués à avoir de la résistance. Il prirent la fuite.

Conifia était terriblement fier de lui. Il avait gagné. Un coup de tonnerre suivi d'un éclair le
sortit de son auto satisfaction en révélant une bonne centaine de créatures noires le temps de
quelques secondes de lumière qu'offrait l'orage. Le Toa déchanta immédiatement. Il allait y
rester.
Les petites créatures noires se hâtèrent vers lui. Ils étaient bien plus que prévu, Conifia n'avait
aucune chance. Les monstres étaient à quelques mètres de lui, ils allaient le submerger. Le
Toa eut un mouvement de recul désespéré, glissa, chuta sur le dos lamentablement. Mais dans
ce mouvement navrant, un éclair vint percuter son arme qui agit comme un paratonnerre. La
puissance du choc embrasa les alentours, carbonisant énormément de créatures, mettant les
autres en déroute dans une hystérie collective. Conifia ne pouvait pas réaliser ce qui venait de
se passer. Abasourdi, il se leva.

Dans la grotte, la petite créature restée cachée, effrayée par le bruit, risqua un regard vers
l'extérieur.

Au milieu d'un cercle de flamme, il vit un dieu qui venait de sauver ses créations.


Epilogue:

Conifia avait visiblement gagné le respect de son ami qui l'idolâtrait désormais. Depuis ses
exploits involontaires, il était épuisé et se reposait beaucoup. La petite chose en revanche
avait entreprit de construire de nouvelles choses, et se risquait même à utiliser ces argiles aux
capacités diverses et variées, mais cela restait des choses difformes.
Le Toa quand à lui observait d'un oeil son ami au loin. Soudain un bruit derrière lui retentit,
et une lumière douce envahit la grotte. En se tournant, il découvrit avec stupeur Tahu et
Spiker face à lui.

-"T'avais raison, dit calmement Tahu, il était là.

- Alors le trouillard? Pas trop fatigué? lança Spiker en donnant une tape amicale à son frère
du feu."

Conifia se releva. Tahu et Spiker s'avancèrent à la sortie de la grotte. Il découvrirent le
paysage aride aux alentours. Ils aperçurent le petit artiste bien trop occupé à ses créations
pour les remarquer.

-" Comment la vie est elle apparue sur cette terre? déclara Spiker
-Probablement que les choses ne sont pas régies de la même façon que dans notre monde mon
frère, répondit Tahu. Visiblement, cette terre ne demande qu'a démarrer."

Il déposa son arme au sol et alluma un petit feu. Spiker sortit une graine issue de la foret de
Le-Koro et la planta dans le sol.

-"Qui sait, ça donnera peut être quelque chose!

- Bien. Allons y! déclara Tahu. On nous attend sur l'île."

Alors que les Toas repartaient, Conifia lança un dernier regard à son ami toujours très
occupé. Il décida de lui laisser un ultime souvenir, et se dessina lui même sur la paroi rentrant
dans son monde, se disant qu'ainsi, son ami comprendrait.
Enfin il tourna les tallons, et franchit la faille qui se referma.


Ce dessin, Le Créateur le contemplait tout les matins. Dernière relique de ce dieu qui était
venu lui apporter la paix en luttant héroïquement, déchaînant ses pouvoirs divins contre les
Nixels destructeurs. Ce dieu avait aussi apporté la vie sur ce monde autrefois stérile. Une
plante était sortie de terre, puis un autre, et ainsi de suite jusqu’à recouvrir une bonne partie
du monde. Le Créateur avait beaucoup appris de Conifia, et a force d'essai, il avait lui aussi
créé la vie. Petit à petit, en usant de ses talents artistiques, des propriétés uniques des argiles,
et des processus qui lui échappent encore à ce jour, il avait fabriqué les habitant de son
monde. Toutes formes, touts éléments, il avait donné la vie à des milliers de créatures.
Ce peuple se nommait Mixels. Il avait colonisé toute la planète.
Pensif, le Créateur, aujourd'hui considéré comme l'un des mixels les plus important de ce
monde, fixait la fresque.

-"Créateur! Hurla une voix derrière lui.

Le Mixel marron fit volte face. C'était Slumbro' , un mixel bleu doué de suffisamment
d'intelligence pour parler.

- Créateur, continua Slumbro' essoufflé, c'est Megalol, il a encore disjoncté et il est en train
de ravager la ville!"

Le Créateur soupira. Décidément, Megalol ne se calmerait jamais. Au loin on entendant les
cris ridicules du mixel en question résonner dans la plaine.
Le mixel jeta un dernier regard au dessin dans cette grotte devenue un sanctuaire, puis partit à
la rencontre du trouble fête.
Conifia reviendrait il un jour? Aucun Mixel ne le savait. Mais tous avaient fait le serment de
le vénérer comme celui qui avait apporté la vie sur ce monde, la sécurité et la connaissance.


Dernière édition par Gaé7 le Lun 29 Déc 2014, 17:35, édité 2 fois
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[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction Empty Re: [Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction

Mar 16 Déc 2014, 19:23
Critiquons, critiquons.

Pour la fic' de Geek: Mec, sois tu soignes ton orthographe, soit tu présentes le texte à quelqu'un pour relecture et correction. L'un ou l'autre. (Je précise que si j'ai le temps je suis parfaitement à même de le faire). Parce que tes fautes sont nombreuses et ça pique un peu les yeux. Une faute pour une page dans un texte c'est rien de grave, mais là il y en a un grand nombre. Dans la même logique, les guillemets et les tirets ne sont pas là pour rien. Ça va quand c'est des pensées, parce que c'est fréquent de ne pas les mettre sous guillemets, mais les dialogues sont indiscernables du reste de la phrase, ce qui, à la longue, devient énervant. Surtout quand aucune didascalie ne suit la parole. Si on fait fi de ces problèmes évidents et difficilement contournables, on a là un style narratif assez raffiné et appréciable à lire, ainsi qu'une histoire qui est intéressante: traiter du passé de Velika, déjà c'est beau parce que c'est répondre à une des questions sans réponse de la G1, mais aussi parce que quand on a un rien de connaissance de l'univers étendu, une fois qu'on a deviné de qui il s'agissait (vers la moitié du texte) on a vraiment envie de savoir ce qui va arriver. Je regrette un peu l'introduction trop longue par contre.




Le texte d'Onu@ maintenant. Je trouve dommage de dire d'emblée de quoi on parle dans le titre parce que ça serait sympa de le découvrir par nous mêmes. Ça donne une raison importante de connaître la suite, mais là on ne l'a pas, vu qu'on sait déjà plus ou moins comment ça finit. Déjà, niveau rédaction, c'est mieux. Le style est plus sobre et un poil plus lourd, mais la quasi-absence de fautes permet une lecture plus saine du texte, ce qui est déjà un très bon point. Même si c'est parfois un peu hasardeux, par exemple à la fin du chapitre 2 "ça allait ch... saigner", oui la blague est là mais ç'aurait été mieux de l'inscrire directement les pensées du personnage que l'on  pas vu parler jusqu'ici. L'histoire souffre d'un problème de rythme. En fait, on voit dès le premier chapitre un événement important, avant de tomber dans une histoire où l'on suit chaque mouvement du personnage principal. Ça peut surprendre un peu après un chapitre premier assez intense. Néanmoins on s'attache vite aux personnages pas forcément intéressants, mais en tout cas très sympathiques. Le coup du double voyage initiatique (le Toa couard qui s'entraîne pour devenir enfin plus fort et la bestiole qui apprend à dessiner) est intéressant, dommage qu'il ne soit pas exploité plus que ça. La fin est très bien trouvée également, mais j'ai une question: ça se passe où? J'ai peut-être loupé un passage mais je n'ai pas vu si ça a été dit. Juste une autre petite remarque: Bionicle désigne la contraction du nom complet de la gamme, il faut plutôt dire "de toute l'histoire de la Chronique Biologique", ou, quitte à rester dans la contraction, "de toute l'histoire Bionique" (Bionique étant la traduction la plus logique de BIOlogical chroniCLE = chroNIQUE BIOlogique).




En tout cas, une chose est sûr, ces deux textes sont totalement opposés, le premier très sombre et le deuxième très enfantin. Les deux sont très biens, mais en raison de l'orthographe quelque peu déplorable de Du', je vote pour Onu@.
Du7734
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[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction Empty Re: [Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction

Mar 16 Déc 2014, 19:40
LDJ a écrit:Dans la même logique, les guillemets et les tirets ne sont pas là pour rien. Ça va quand c'est des pensées, parce que c'est fréquent de ne pas les mettre sous guillemets, mais les dialogues sont indiscernables du reste de la phrase, ce qui, à la longue, devient énervant. Surtout quand aucune didascalie ne suit la parole.
Pour ça, tu peux remercier les organisateurs qui ne savent même pas copier le texte comme il faut sur le sujet : toute la mise en page y était (en gros, de l'italique, qui réglait tout les problèmes que tu avances).
D'ailleurs, merci aux responsables de corriger ça.
Pour l'orthographe, dommage, j'avais déjà relu quand je l'avais posté y a un bail. Faut croire que j'ai relu trop vite.

EDIT : J'ai clairement pas le temps de lire la fic' d'Onu@, mais je le ferais.


Dernière édition par Du7734 le Mar 16 Déc 2014, 19:48, édité 1 fois
Lecrivaindujour
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Mar 16 Déc 2014, 19:46
Ah, je vois, effectivement ça aurait aidé pas mal. Sinon pour l'orthographe, le mieux encore quand on est pas très bon en français est d'une part d'avoir un correcteur orthographique, et d'autre part de le faire corriger par un volontaire.
Du7734
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[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction Empty Re: [Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction

Mar 16 Déc 2014, 19:56
Nan mais c'est pas un problème du niveau de mon français, c'est simplement que je relis de manière très superficielle (ou pas en fait x) ) : quand je suis emporté dans ce que j'écris, je rush et je finis tout d'une traite. C'est souvent fatiguant (mais agréable), donc j'ai clairement pas la foi de relire, et mon envie de publier fièrement ce que j'ai écrit l'emporte.
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[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction Empty Re: [Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction

Mar 16 Déc 2014, 20:11
Je comprends tout à fait, j'ai le même sentiment que je finis un truc, mais quitte à publier un truc bien, la meilleure chose à faire c'est soit de se relire pendant l'écriture (dès que tu vois une faute soulignée en rouge si tu as un correcteur) soit de la faire relire après. :p
Onu@
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[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction Empty Re: [Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction

Mar 16 Déc 2014, 20:13
LDJ a écrit:
Le texte d'Onu@ maintenant. Je trouve dommage de dire d'emblée de quoi on parle dans le titre parce que ça serait sympa de le découvrir par nous mêmes. Ça donne une raison importante de connaître la suite, mais là on ne l'a pas, vu qu'on sait déjà plus ou moins comment ça finit. Déjà, niveau rédaction, c'est mieux. Le style est plus sobre et un poil plus lourd, mais la quasi-absence de fautes permet une lecture plus saine du texte, ce qui est déjà un très bon point. Même si c'est parfois un peu hasardeux, par exemple à la fin du chapitre 2 "ça allait ch... saigner", oui la blague est là mais ç'aurait été mieux de l'inscrire directement les pensées du personnage que l'on  pas vu parler jusqu'ici. L'histoire souffre d'un problème de rythme. En fait, on voit dès le premier chapitre un événement important, avant de tomber dans une histoire où l'on suit chaque mouvement du personnage principal. Ça peut surprendre un peu après un chapitre premier assez intense. Néanmoins on s'attache vite aux personnages pas forcément intéressants, mais en tout cas très sympathiques. Le coup du double voyage initiatique (le Toa couard qui s'entraîne pour devenir enfin plus fort et la bestiole qui apprend à dessiner) est intéressant, dommage qu'il ne soit pas exploité plus que ça. La fin est très bien trouvée également, mais j'ai une question: ça se passe où? J'ai peut-être loupé un passage mais je n'ai pas vu si ça a été dit. Juste une autre petite remarque: Bionicle désigne la contraction du nom complet de la gamme, il faut plutôt dire "de toute l'histoire de la Chronique Biologique", ou, quitte à rester dans la contraction, "de toute l'histoire Bionique" (Bionique étant la traduction la plus logique de BIOlogical chroniCLE = chroNIQUE BIOlogique).



Tout d'abord merci à toi d'avoir lu nos œuvres, et merci d'avance à tout ceux qui se donneront la peine de les lire. Écrire une fiction est quelque chose d'assez prenant, qui demande beaucoup de temps et de concentration. C'est toujours une récompense de lire " j'ai lu ton histoire et voici ce que j'en pense". Toutes les critiques sont bonnes à prendre.

Tu as pointé les principaux défauts de ma fiction en fait, dont je suis conscients. J'aurai aimé partir sur quelque chose de plus complexe, mais le temps m'a beaucoup manqué. J'ai du réellement passer 4 jours dessus. Et du coup ça se voit! Pas mal de choses sont clairement assumées surtout le coté enfantin. Pour répondre à la question du "où ça se passe?", c'est vrai que ça peut paraitre flou pour les non initiés.

Il faut savoir que cette petite fiction sert en fait d'introduction à quelque chose de beaucoup plus grand. Un projet qui englobera plusieurs personnes en fait, qui est lié à l'univers Mixel (actuellement il existe une page facebook Mixelfigs qui ne sert pas encore à grand chose mais j'ose espérer que ça va venir).

En gros l'idée c'est que ça se passe dans un monde mixel fictif qui sera développé dans les prochains mois. Cette fiction explique juste les origines de ce monde qui serait "parallèle" a celui de bionicle. J'ai pris énormément de libertés quand aux deux univers.

C'est aussi ma première fan fiction depuis 5 ans donc ouais pas mal de défauts, mais merci de les pointer c'est important pour s’améliorer.

En tout cas merci de m'avoir accordé ton vote, ça fait plaisir pour un "retour" dans la fan ficion!

Quand à la fan fiction de Du7734 je prendrais bien évidement le temps de la lire =).
Lecrivaindujour
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Mar 16 Déc 2014, 20:18
Pas mal de choses sont clairement assumées surtout le coté enfantin
S'il y a un truc que je ne reproche pas c'est bien le côté enfantin, c'est un parti prit et pas un défaut. ^^ Et pour quelque chose qui parle de Mixels, c'est prévisible. :p
Il faut savoir que cette petite fiction sert en fait d'introduction à quelque chose de beaucoup plus grand. Un projet qui englobera plusieurs personnes en fait, qui est lié à l'univers Mixel (actuellement il existe une page facebook Mixelfigs qui ne sert pas encore à grand chose mais j'ose espérer que ça va venir).
Je vois je vois, je fais la même chose avec ma fanfic' "Une île". ^^
Du7734
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Mar 16 Déc 2014, 22:09
@Onu@ a écrit:Il faut savoir que cette petite fiction sert en fait d'introduction à quelque chose de beaucoup plus grand. Un projet qui englobera plusieurs personnes en fait, qui est lié à l'univers Mixel (actuellement il existe une page facebook Mixelfigs qui ne sert pas encore à grand chose mais j'ose espérer que ça va venir).
Oh oui !

De même pour ma lecture de ta fic', comme écrit plus haut. En fin de semaine surement, avec les vacances qui commenceront wink

Sinon, problème de mise en page et de fautes réglés pour ce qui est de ma participation.

Y avait franchement pas autant de fautes que ça LDJ = P
'Fin, le début en était assez fourni, mais ça reste pas catastrophique comme le laissait penser ton commentaire. Surtout des fautes avec les accords de verbes au participe passé.
Onu@
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[Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction Empty Re: [Masque d'Or 2014] Vote Catégorie : Fan-Fiction

Mar 16 Déc 2014, 22:22
Ouais je viens de voir que ma mise en page non plus n'est pas respectée...
ça donne pas trop envie de la lire pour le coup...

EDIT : Je la corrige, si quelqu'un pouvais l'editer dans le premier post ce serait cool :)
Spoiler:


PROLOGUE
Il est des légendes qui naissent spontanément, d'autres par la force des choses. Plus rares
encore, sont celles qui naissent alors qu'elles n'auraient jamais du être. Lorsqu'un être a
priori sans grande destinée se retrouve propulsé au rang de divinité. Plus encore, lorsque cet
être crée un monde sans le vouloir.
Les archives de Onu-Metru ne connaissent pas la légende que vous êtes sur le point de lire.
Et si cette dernière y était , ce serait probablement une histoire comique que conteraient les
Turagas lors des banquets en l'honneur de leur Toas.



Chapitre 1 : L'entre deux mondes
Le combat faisait rage depuis déjà des heures. L’air était lourd, le ciel gris. En en cette
période de l’année, le climat aride était particulièrement pesant dans les Montagnes
rocheuses.
Brutaka se releva alors qu’il venait d’essuyer un coup très violent. La douleur lui arracha une
râle alors qu’il faisait face a son adversaire. Vezon non plus n’avait pas été épargné. Pas mal
de morceaux de son armure avaient volé en éclat. Après tout, il affrontait le terrible Brutaka,
rien d’inattendu pour de telles blessures. Néanmoins il souffrait beaucoup moins que le titan
d’or et d’azur.

« -Abandonne Brutaka, tu ne peux rien contre moi et ma créature ! »

Le titan aperçu Fenrakk aux cotés de Vezon. Cette immense créature lui avait infligé de
sérieux dégâts également. Sa vue se brouillait de plus en plus, et il savait qu’il ne
l’emporterait pas. Vezon était là pour son masque, il le savait pertinemment, aussi il ne
comptait pas le lui laisser aussi facilement.

«-Vas au diable Vezon. Et n’en reviens jamais ! hurla le colosse en entamant une course
effrénée vers son assaillant.

-Stupide… se contenta de répondre le Piraka qui esquiva sans peine la charge et empala
Brutaka au bout de sa lance.

Le temps se figea l’espace d’un instant. Plus un bruit dans les airs. Les deux monstres ne
bougeaient plus. Même Fenrakk se tut. Brutaka senti la douleur l’envahir puis disparaître
subitement.
Il tomba à terre inerte pour la plus grande joie de Vezon, qui se précipita pour récupérer le
Kanohi tant convoité.

-Enfin ! S’exclama-t-il en récupérant un autre masque attaché sur Fenrakk. Le masque
dimensionnel, et le masque du voyage lointain ! Il ne reste plus qu’une chose à faire.

Resté en retrait depuis le début du combat, Conifia observait la scène en tremblant comme
une feuille. La peur le paralysant, il n’osait plus quitter sa cachette de peur de se faire occire
par le terrible personnage qui venait de tuer un géant. Pourtant conscient que ce n’était pas
une attitude à avoir quand on est un Toa, Conifia préférait d’ordinaire éviter tout les conflits
aussi infimes soit ils. Sa couardise et sa chétivité avaient fait de lui le Toa le moins crédible
de toute l’histoire Bionicle. Même les autres Toas ne lui portaient que peu d’estime, au mieux
ils le voyaient comme un Grand Matoran, par la taille évidemment.

Vezon saisit sa lance de fusion, et la déposa sur les masques. Une lueur éblouissante éclata
subitement a tel point que même Conifia eut a détourner le regard malgré son éloignement
d’au moins deux cent mètres. Lorsque celle-ci cessa, le Toa ne vit plus rien à l’endroit du
combat. Plus de Vezon, plus de Fenrakk, plus rien. Aussi, extrêmement prudemment, il se
décida, après une heure d’intense réflexion, à aller voir. Une fois sur place, il découvrit la
dépouille du titan qui lui décrocha une moue de dégout. Mais plus aucune trace du Piraka.
C’était comme si il c’était volatilisé. Cependant une chose étrange flottait dans les airs. Une
sorte de trou lumineux béant se tenait à quelques mètres du sol.
Conifia s’approcha doucement.
Il se rendit compte que le trou se refermait petit à petit pour disparaître complètement
quelques instants plus tard devant les yeux émerveillés du Toa. Soudain un râle insoutenable
s’éleva du corps du titan, probablement le dernier souffle d’une longue agonie, mais cela
suffit pour effrayer le Toa qui se lança dans un véritable marathon irréfléchi.
Son erreur fut de ne pas franchement regarder où il allait. En effet, alors que son élan était
bien trop important pour éviter l’inévitable, Conifia s’engouffra dans un second trou
lumineux bien plus grand.

Une sensation de chute interminable s’empara du Toa, qui, voulant revenir en arrière,
s’aperçut que le passage d’entrée était déjà très loin et il disparaissait dans la lumière
omniprésente de ce curieux endroit. Combien de temps dura cette dégringolade, Conifia n’en
savait rien. Tout ce qu’il savait c’est qu’il aurait du rester paisiblement au village pour suivre
l’entraînement supervisé par Tahu, qui avait la ferme intension de « faire quelque chose de ce
fainéant peureux ». Pourquoi avait il fallu qu’il fuit cet après midi de franche rigolade à
prendre des coups ? Pourquoi avait il eu envie de se promener dans les montagnes ?
Alors qu’il se reprochait tout un tas d’erreurs plus ou moins répréhensibles, Conifia heurta un
sol très dur et beaucoup trop violemment, a tel point qu’il s’évanouit.


Chapitre 2 : Une rencontre au sommet.
« A l’aide, hurlait Tahu, on va y passer !!

Le toa du feu était à terre, face a lui un immense dragon . Gali était évanouie, Onua
immobilisé par l’une des pattes de la créature, Lewa et Kopaka tenaient à peine debout.
Pohatu quand à lui avait perdu un bras dans cette lutte terrible.

-Qu’allons nous faire mes frères ? questionna Pohatu malgré la douleur insupportable. Qui va
vous sauver ?

Une voix retentit derrière eux.

-Alors les amateurs ? Besoin d’un coup de main ?

Les Toas encore valides firent vote face. C’était Conifia.

-Conifia ! Notre sauveur ! hurlèrent les Toas en coeur.

Le Toa ricana l’air hautain :
-laissez faire les pros !

Il s’élança armé d’une immense épée en direction du monstre qui tenta de le bloquer. Conifia
esquiva sans mal le gigantesque membre qui s’écrasa sur le sol, et pris appui dessus pour
s’élancer vers le visage du monstre pour lui décocher un violent coup d’épée. Le monstre
hurla de rage et de douleur en s’effondrant sur le sol, fatalement touché.
Les Toas acclamèrent Conifa en héros, et se dernier ne se priva pas de se faire lancer des
fleurs.

-Voilà les novices, comment on abat un dragon ! Lança-t-il fièrement.

Mais soudain le ciel s’assombrit, et le monstre se releva. Les Toas prirent la fuite. Conifia se
trouvait seul face à la créature qui avait triplé de volume. Devant ses yeux ébahis, son épée
était devenue un bâton.
Le Monstre leva un pied, pour écraser le toa devenu ridicule et le réduit en bouillie.
Conifia se réveilla en sursaut. Il était allongé à l’entrée d’une grotte. Encore un stupide
cauchemar. Une douleur lança derrière son crâne. Probablement une séquelle de la chute.
Il explora les environs du regard. A sa gauche, la caverne s’enfonçait dans l’obscurité. A sa
droite une terre désolée s’étendait à perte de vue. Ça et là, des monticules de terre de couleurs
variées, attirèrent l’attention du Toa. Difficilement il se leva et se dirigea vers ces seules
taches de couleurs dans un paysage maussade.

Il arriva a proximité d’un monticule d’argile bleu ciel. Il se rendit compte avec stupéfaction
que la température au abords était très basse, du givre a quelques centimètres en témoignait.
Plus loin, un monticule rouge dégageait une chaleur assommante. Ainsi Conifia fit le tour de
tout ces tas colorés pour découvrir leur spécificité.
Il se décida enfin à revenir vers la grotte, mais une chose se dressait en face de lui. Il
sursauta, mais faute de cachette aux alentours il resta sur place totalement paralysé de peur.

Bien vite il d’aperçu que cette chose qui n’était pas là avant ne bougeait pas. C’était en fait
plus ou moins une tentative de statue difforme, aux aspects torturés. Le Toa observa cette
« œuvre » de plus près, jusqu’à ce qu’une idée vint lui glacer le sang : Cette statue n’était pas
arrivé là toute seule. QUELQUECHOSE l’avait faite !
Bien vite, Conifia se cacha derrière le tas de boue vaguement sculpté, pensant être à l’abri. Il
se dit que Spiker, le Toa du Vent de son équipe, mourrait probablement de honte en le voyant
dans une telle posture. Le « héros » scruta les environs. Un petit bruissement dans son dos le
paralysa. Lentement, Conifia regarda à ses pieds, et constata qu’une ombre s’étendait à coté
de la sienne.

Ça y est, il allait mourir. C’était la fin. Jamais plus il ne verra son village, sa hutte, ses amis.
Résigné, il décida de faire face à son assaillant en espérant que la mort arrive rapidement. Les
yeux fermés, il se retourna, la bras en croix, les jambes en guimauve. Mais rien ne se passa.
Bon sang, qu’attendait l’éventuel monstre ? Confia rassembla le courage disponible pour
ouvrir une paupière. Puis une autre. Puis il baissa les bras, et afficha un air ahuri sur son
visage.
Face à lui, se tenait un petit être marron beige, avec de grands yeux blancs et globuleux. Ses
minuscules jambes supportaient un corps trapu agrémenté de bras démesurés. Ça et là, de
petites pointes saillantes parcouraient son corps. Enfin, deux petits défenses sortaient de ce
qui semblait être ça bouche.
Les deux individus restèrent là à se fixer l’un l’autre quelques minutes encore. Puis la petite
créature s’avança vers le Toa, de nouveau pris d’une crise de paralysie.
Le petit personnage toucha le pied de Conifia, puis examina le nouveau venu avec grand
intérêt. Pensif, il se tourna alors vers la statue torturée et malaxa la terre molle pour former un
corps avec des bras, des jambes et une tête. Une fois fait, le petit être pointa Conifia du doigt,
puis la statue. Il recommença l'opération une ou deux fois. Visiblement, il essayait de faire
comprendre au Toa que c'était une représentation de sa splendeur.
Conifia failli en perdre l'équilibre d'être comparé à ce tas de boue difforme qui coulait sous la
chaleur torride du soleil.

L'après midi continua a suivre son cours. Le petit être s'évertua modeler des choses plus ou
moins ressemblantes, et Conifia le devait, s'il avait tout compris, essayer de deviner. Ou pas.
Pour une fois Conifia était dans la position de ne pas comprendre un interlocuteur trop
stupide. ça devient bien être la seule fois que ça lui arriverai. Quelque part il en tirait une
certaine satisfaction.
Après avoir modelé des petits tas de boue un peu partout, le petit monstre invita le toa à
regagner la caverne. Visiblement, c'est dans cet endroit peu engageant que la créature avait
élu domicile. Sur les murs, Conifia remarqua des traits tracés au hasard. Verticaux,
horizontaux , courbés, il y en avait partout. Remarquant l'intérêt porté à ses "dessins", le petit
compagnon saisit un morceau de ce qui semblait être du charbon, et traça plusieurs traits
aléatoirement sur la roche avant de répéter le même rituel que pour la première statuette.
Le Toa resta une nouvelle fois médusé d'avoir été représenté sous forme de traits
anarchiques.
Visiblement, cette chose était nulle en toutes taches un tant soit peu artistiques mais y mettait
une telle volonté que c'en était courageux, voir héroïque.

Il devait y avoir là des années et des années de traits hasardeux sur les flancs de la caverne.
Cette créature devait vivre seule depuis des années. Conifia frissonna à cette idée, lui dont
seul le mot solitude était inconcevable.
La nuit tombait calmement sur la lande aride. Deux lunes se mirent à briller dans le ciel,
amenant avec elles une collection d'étoiles des plus sublime.
Mais au fur et à mesure que l'obscurité progressait, le petit être semblait de plus en plus
nerveux.


Chapitre 3 : La Nuit de toutes les angoisses de la mort ( et tout et tout)

Cela faisait maintenant une demi heure que Conifia et la créature déplaçaient des roches pour
boucher l'entrée de la caverne. Le Toa avait regardé la petite chose s'activer à la tache
subitement, comme guidée par un instinct primaire, pour finalement décider de l'aider.
Plus ils avançaient, plus elle s'activait, essayant de déplacer des rochers beaucoup trop gros,
poussant de petits cris nerveux, pour déboucher sur des actions illogiques dans le contexte.
Heureusement, le Toa aidait de son mieux, aussi la grotte fut quasiment bouchée en peu de
temps.

Les deux compagnons d'infortune se posèrent enfin, mais le plus petit fixait l'extérieur avec
inquiétude. Conifia s'approcha alors de la seule ouverture disponible, bien trop petite pour
autoriser un quelconque passage. Il aperçu dans la clarté lunaire les monticules colorés
rencontrés plus tôt dans la journée, ainsi que les tentatives avortées de sculpture du petit
indigène. Le Toa se demanda alors pourquoi cette créature voulait à tout prix créer quelque
chose visiblement sans y parvenir, et pourquoi elle se désintéressait des monticules aux
particularités étranges et variées. Sans un bruit, il s'allongea à ses cotés, le regard vers
l'obscurité inquiétante.
Il repensa alors à son monde, probablement très loin d'ici. A tout les Torans, aux autres Toas,
aux Turagas. Bien qu'il était là bas la risée de beaucoup, en partie à cause de sa couardise
légendaire et de sa chétivité naturelle, ce monde lui manquait déjà. Conifia était du genre
casanier, et s'aventurait rarement seul à l'extérieur. Sa capacité à échapper à n'importe quelle
situation était en revanche remarquable, mais étrangement peu appréciée par ses frères
d'arme.
Spiker était sans doute son seul ami sur l'île. C'était le Toa le plus fort et robuste de l'équipe.
Son expérience au combat était telle que certains chasseurs de l'ombre les plus coriaces
avaient déjà abandonnés des combats contre lui. Il avait toujours été admiratif de son frère,
même si la réciproque n'était pas vraie. Spiker aussi l'avait toujours considéré comme un bon
à rien, et ce depuis la jeunesse matoranne. Mais il avait appris à le connaître et à l'apprécier
entant qu'être vivant.

Quittant ses pensées, Conifia porta son attention sur son nouvel ami. Au fond il se voyait
dans cet individu. Incapable de parler, le toa avait perdu l'usage de sa voix très tôt lors d'une
attaque de son village. Cela contribuait peut être aussi à son rejet de la part des autres. Cette
créature encore plus stupide que lui s'acharnait néanmoins à une tache dont elle semblait
totalement ignorer le but, sans jamais s'améliorer. Le Toa qui avait pris cela pour de la folie
pure, avait également interprété ça comme une forme de courage. L'acharnement fourni par
cette bête forçait le respect. Le résultat beaucoup moins.
Tiré de ses pensés par un bruit à l'extérieur, Conifia remarqua une petite créature noire sortir
de l'ombre en poussant de petits cris nerveux. Ces oreilles en pointe, son visage blanc
grimaçant et son aspect rebutant inspirait un sentiment quelque peut angoissant chez Conifia,
même si le Toa faisait au moins quinze fois sa taille.
L'animal, si c'en était un, tourna autour des statuette en piaillant nerveusement. Un second le
rejoint, puis un troisième. Tout était globalement similaires, des boules de nerfs sur pattes.
Plus il en arrivait, plus le petit être marron devenait nerveux et tremblait comme une feuille.
Conifia n'en menait pas large non plus. Ces bestioles lui rappelaient les moustiques suceurs
de sang dont il avait la phobie absolue, l'interdisant donc de fréquenter les milieux forestiers
et les marécages dans son monde.
Les petites créatures s'énervèrent de plus en plus devant les statues, cherchant à les
provoquer, pour finalement sauter dessus et les détruire totalement dans un déchaînement de
violence et de rage gratuite.

Les deux acolytes assistèrent impuissant à la destruction d"une journée de travail inutile dans
son essence même. Une fois le crime commis, les petites créatures furent apaisées, mais
visiblement cherchaient à trouver les auteurs de ces oeuvres éteintes. Aussi, la bonne
quarantaine de choses se mit à fouiller tout le secteur. Certains, visiblement pas très futés,
prirent feu en touchant le monticule d'argile rouge vif et disparurent dans l'obscurité en
hurlant devant l’œil amusé de ses congénères.
Conifia et la créature marron ne bougeaient plus de peur d'être repérés malgré la grande
épaisseur de roches qui les séparaient de ces choses. Le Toa jugea bon de se retirer de
l'anfractuosité, des fois que l'une d'entre elle juge bon de jeter un oeil dedans.
Lentement, les deux amis reculèrent, aussi silencieusement que possible.
La nuit se déroula sens encombre, rythmée par les cris des monstres noirs, tantôt lointains,
tantôt effroyablement proches. Ni Conifia, Ni le petit "artiste" ne fermèrent l'oeil de la nuit.

Le lendemain matin, alors que l'astre solaire était déjà bien avancé dans le ciel, les compères
décidèrent de sortir, après s'être assurés que plus aucun danger de rôdait.
Le spectacle dehors était désolant. Outre les petits cadavres calcinés affichant des visages
grimaçants à souhaits, des monticules colorés, il ne restait rien des créations du nouvel ami
de Conifia. Tout avait soigneusement été détruit, éparpillé, piétiné, afin qu'aucune trace de
création ne subsiste.
La petite créature découvrait le spectacle sans grande surprise, visiblement bien habituée à ce
genre de problème, mais semblait terriblement abattue. Elle resta là plusieurs minutes, avant
de faire demi tour en traînant ses membres disproportionnés au sol.
Conifia ne put expliquer ce qui se passa au fond de sa cavité cérébrale quasiment vide, mais il
fut pris d'un sentiment rare chez lui : la vengeance. Pris d'affection envers ce petit animal, il
décida que la nuit prochaine il combattrait. Oui, la nuit prochaine, ça allait ch... saigner!


Chapitre 4 : Get Ready For The Next Battle.(oui tout les titres sont random)


Conifia était déterminé.
Il décida de se créer une arme de fortune, en improvisant avec ce qu'il trouverait.
Durant tout l'après midi, il chercha des composants aux alentours. Mais il fut vite découragé.
Son butin se résumait à un bâton qui traînait par là, une pierre rugueuse, une seconde
visiblement plus tranchante, et une petite liane.
Il retourna a la caverne avec son petit trésor, malgré tout déterminé à en faire quelque chose.

Il se posa a coté de son ami au bord de la dépression, et se mit à la tache.
Et au bout d'une heure.... rien. Strictement rien. Conifia était incapable de produire quelque
chose de concret. Le Toa pesta face à son incompétence en envoyant balader tout ses
matériaux. Comment allait il défendre son compagnon? En guise de réponse, la petite
créature qui c'était mis à l'observer se leva et alla chercher les "ustensiles" de Conifia.
Il resta un moment à fixer tout ces composants d'origine variées, de formes et de
compositions diverses. Jamais il n'avait eu l'idée de mélanger ces choses là.
Aussitôt, comme pris d'une transe créatrice, il s'affaira sur ce petit chantier, courant de temps
à autres à droite, à gauche, pour glaner encore quelques autres composants afin de finaliser
son chef d’œuvre. Enfin, il contempla le résultat fini. Il avait créé une sorte d'arme
contondante, qu'il déposa aux pieds de Conifia qui boudait dans un coin.
Le Toa écarquilla ses yeux devant cette arme de fortune. Bien que rudimentaire, c'était bien
au delà de ses espérances. Avec ça, il serait sûrement capable de repousser une légion de ces
choses noires à la prochaine nuit. Cependant c'était sans compter sur son inaptitude innée
pour la combat. Aussi, il décida de s'entraîner un peu, essayant de trouver dans sa minuscule
mémoire les tentatives d'entraînement inculquées ( ou infligées?) par le Grand Toa Tahu à
plusieurs reprises sans grand succès.
L'après midi durant, il enchaîna les coups dans le vide avec son arme, imaginant des combats
imaginaires comme vu en rêve, mais cette fois ci sans se faire écraser par un dragon géant à
la fin. La petite créature l'observa un temps comme fasciné par cette danse amusante, puis
elle décida de singer son grand ami en l'imitant avec un bâton.


***
Dans les Montagnes Rocheuses, Spiker scrutait les environs. Son frère avait maintenant
disparu de l'île depuis 2 jours, et bien qu'il n'était pas des plus appréciés parmi les Toas,
Spiker avait décidé de partir à sa recherche. D'expérience, il savait que Conifia aimait rôder
dans ses montagnes pour fuir ses responsabilités de Toa. Des rapports avaient également
indiqué qu'une lutte acharnée avait eu lieu il y a peu dans ce secteur. Le corps sans vie de
Brutaka avait été retrouvé, et tout laissait penser que Vezon était encore derrière tout ça.

"-Tu as découvert quelque chose?
-Non Tahu, toujours rien. C'est a croire qu'il s'est volatilisé..."

Toa Tahu c'était joint aux recherche, non sans rechigner, pour retrouver Conifia. Une toute
petite expédition composée des deux Toas, quelques Matorans et une demi douzaine de
Bohroks avait été montée plus tôt dans l'après midi.

-Nous devrions chercher sur les lieux du combat, quelque chose nous a peut être échappé,
déclara Spiker. Nous allons bien finir par trouver un indice.
***


Conifia était à bout de force. L'entraînement était bien plus physique que prévu, bien que
n'importe quel autre Toa aurai pu en faire dix fois plus que lui en autant de temps. Son petit
ami l'avait assisté dans une dizaine de joutes, bâton contre arme improvisée, et il s'avérait que
cette petite chose était des plus coriaces.
Après cet après midi musclée, Conifia décida de se reposer jusqu'au soir. Durant ce temps,
son compère se remit à fabriquer des sculptures douteuses. Mais cette fois ci il œuvra pour
planter des choses diverses et variées dedans, sans grand succès esthétique, mais il avait
décidé de s'améliorer. Le Toa remarqua ce changement de direction artistique de son ami,
pensant amusé y être pour quelque chose. L'artiste, satisfait de son travail, décida de passer à
l'atelier dessin. Sur les murs de la grotte, il se remit à faire des traits de façon aléatoire
comme à son habitude. Exténué, Conifia s'endormit.

A son réveil, le soleil était déjà bas et le petit être recommençait à s'agiter a à déplacer des
roches devant la grotte, de la même façon que la veille. Le Toa sentit alors la pression monter
en lui : le combat était proche. Il se leva, et sortit marcher un peu, laissant son ami à son dur
labeur. Il déambula avec son arme de seconde main au milieu des monticules colorés. Rêveur,
il laissa tomber son bien dans l'argile jaune électrique. Conifia pesta contre son manque
d'attention, mais fort heureusement le manche était vierge de tout argile, ce qui lui permit de
reprendre son dû sans mourir foudroyé. A présent son arme scintillait légèrement et dégageait
de petites étincelles de temps à autres; ce qui faisait sursauter le Toa à chaque fois, alors qui
tenait la partie électrique le plus loin possible. En rentrant à la grotte à présent quasiment
bouchée, il présenta son expérience à son ami qui en fut fasciné. Mais la nuit était tombée,
amenant avec elle de lourds nuages orageux.

Conifia aida son ami à rentrer dans la grotte puis boucha suffisamment l'entrée pour laisser
un petit interstice afin que la créature puisse jeter un oeil sans rien risquer. Enfin, il se tourna
face à l'obscurité alors que les gouttes de pluies commençaient à tomber. Le ciel gronda. Le
Toa ne pouvait pas rêver d'un pire scénario.
Soudain, les petits ricanement de la nuit passée se firent entendre à nouveau, et bientôt cinq
petits êtres sombres apparurent. Le Toa cramponna son arme de toute ses forces, comme si
cela le rendrait plus impressionnant. En tout cas ça le rassurait. L'une des petites créatures
s'approcha puis sauta sur lui sans prévenir. Machinalement, le Toa asséna un coup à
l'assaillant qui fut électrocuté sur le coup. Les autres furent extrêmement surpris, comme s'ils
n'étaient pas habitués à avoir de la résistance. Il prirent la fuite.

Conifia était terriblement fier de lui. Il avait gagné. Un coup de tonnerre suivi d'un éclair le
sortit de son auto satisfaction en révélant une bonne centaine de créatures noires le temps de
quelques secondes de lumière qu'offrait l'orage. Le Toa déchanta immédiatement. Il allait y
rester.
Les petites créatures noires se hâtèrent vers lui. Ils étaient bien plus que prévu, Conifia n'avait
aucune chance. Les monstres étaient à quelques mètres de lui, ils allaient le submerger. Le
Toa eut un mouvement de recul désespéré, glissa, chuta sur le dos lamentablement. Mais dans
ce mouvement navrant, un éclair vint percuter son arme qui agit comme un paratonnerre. La
puissance du choc embrasa les alentours, carbonisant énormément de créatures, mettant les
autres en déroute dans une hystérie collective. Conifia ne pouvait pas réaliser ce qui venait de
se passer. Abasourdi, il se leva.

Dans la grotte, la petite créature restée cachée, effrayée par le bruit, risqua un regard vers
l'extérieur.

Au milieu d'un cercle de flamme, il vit un dieu qui venait de sauver ses créations.


Epilogue:

Conifia avait visiblement gagné le respect de son ami qui l'idolâtrait désormais. Depuis ses
exploits involontaires, il était épuisé et se reposait beaucoup. La petite chose en revanche
avait entreprit de construire de nouvelles choses, et se risquait même à utiliser ces argiles aux
capacités diverses et variées, mais cela restait des choses difformes.
Le Toa quand à lui observait d'un oeil son ami au loin. Soudain un bruit derrière lui retentit,
et une lumière douce envahit la grotte. En se tournant, il découvrit avec stupeur Tahu et
Spiker face à lui.

-"T'avais raison, dit calmement Tahu, il était là.

- Alors le trouillard? Pas trop fatigué? lança Spiker en donnant une tape amicale à son frère
du feu."

Conifia se releva. Tahu et Spiker s'avancèrent à la sortie de la grotte. Il découvrirent le
paysage aride aux alentours. Ils aperçurent le petit artiste bien trop occupé à ses créations
pour les remarquer.

-" Comment la vie est elle apparue sur cette terre? déclara Spiker
-Probablement que les choses ne sont pas régies de la même façon que dans notre monde mon
frère, répondit Tahu. Visiblement, cette terre ne demande qu'a démarrer."

Il déposa son arme au sol et alluma un petit feu. Spiker sortit une graine issue de la foret de
Le-Koro et la planta dans le sol.

-"Qui sait, ça donnera peut être quelque chose!

- Bien. Allons y! déclara Tahu. On nous attend sur l'île."

Alors que les Toas repartaient, Conifia lança un dernier regard à son ami toujours très
occupé. Il décida de lui laisser un ultime souvenir, et se dessina lui même sur la paroi rentrant
dans son monde, se disant qu'ainsi, son ami comprendrait.
Enfin il tourna les tallons, et franchit la faille qui se referma.


Ce dessin, Le Créateur le contemplait tout les matins. Dernière relique de ce dieu qui était
venu lui apporter la paix en luttant héroïquement, déchaînant ses pouvoirs divins contre les
Nixels destructeurs. Ce dieu avait aussi apporté la vie sur ce monde autrefois stérile. Une
plante était sortie de terre, puis un autre, et ainsi de suite jusqu’à recouvrir une bonne partie
du monde. Le Créateur avait beaucoup appris de Conifia, et a force d'essai, il avait lui aussi
créé la vie. Petit à petit, en usant de ses talents artistiques, des propriétés uniques des argiles,
et des processus qui lui échappent encore à ce jour, il avait fabriqué les habitant de son
monde. Toutes formes, touts éléments, il avait donné la vie à des milliers de créatures.
Ce peuple se nommait Mixels. Il avait colonisé toute la planète.
Pensif, le Créateur, aujourd'hui considéré comme l'un des mixels les plus important de ce
monde, fixait la fresque.

-"Créateur! Hurla une voix derrière lui.

Le Mixel marron fit volte face. C'était Slumbro' , un mixel bleu doué de suffisamment
d'intelligence pour parler.

- Créateur, continua Slumbro' essoufflé, c'est Megalol, il a encore disjoncté et il est en train
de ravager la ville!"

Le Créateur soupira. Décidément, Megalol ne se calmerait jamais. Au loin on entendant les
cris ridicules du mixel en question résonner dans la plaine.
Le mixel jeta un dernier regard au dessin dans cette grotte devenue un sanctuaire, puis partit à
la rencontre du trouble fête.
Conifia reviendrait il un jour? Aucun Mixel ne le savait. Mais tous avaient fait le serment de
le vénérer comme celui qui avait apporté la vie sur ce monde, la sécurité et la connaissance.
Lecrivaindujour
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Mer 17 Déc 2014, 20:47
@Du7734 a écrit:Y avait franchement pas autant de fautes que ça LDJ = P
Je suis sur Codelyoko.fr . Le niveau des fanfics est tellement élevé là-bas que si les règles étaient aussi strictes qu'ici, ta création aurait été verrouillée d'emblée xD. Et c'est pas des sarcasmes hein, c'est véridique! Donc oui, forcément, quand on a l'habitude des lectures de ce fandom, ça donne un esprit critique plus développé. :p
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Jeu 18 Déc 2014, 07:24
J'ai lu vos 2 fanfic' et c'est du beau travail. J'aime beaucoup les 2, les histoires sont intéressantes, ça se lit bien, bref pas facile de choisir pour qui voter ^^ Mais je pense que se sera pour Onu@ parce que son histoire est plus audacieuse.

Sinon j'ai pas eu le temps là mais l'an prochain faudrait que j'écrive une fanfic' pour les masques d'or ^^
Du7734
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Dim 21 Déc 2014, 15:19
J'ai lu la fic' d'Onu@ o/
On va parler orthographe, comme ça c'est fait et plus à faire : quelques coquilles ici et là, principalement dans la chapitre 2. Sinon, ce qui m'a vraiment dérangé, c'est les noms propres que l'on connait depuis 14 ans (Toa, Matoran, Turaga), qui sont normalement invariables et avec une majuscule, encore mal écrits. Donc plus de Toas et encore moins de matoranne, pitié... x)

Pour ce qui est de l'histoire, j'ai bien aimé. Je m'attendais vraiment à un truc second degré en fait, vu que ça parlait des Mixels. Et bah non, assez sérieux en fait. Ce genre de situation aléatoire où on suit des personnages sans trop les connaitre et comprendre ce qui les entoure, ça captive toujours l'attention. Le coup du voyage interdimensionnel, ainsi que la fin d'ailleurs, était franchement prévisible, mais ça fonctionnait assez bien avec notre protagoniste atypique. Préhistoire du monde des Mixel tout aussi atypique avec le Créateur qui produit que des nullités, et ça, ça fait gagner de l'originalité à l'histoire : ça change des légendes épiques complètement abusées.
Après, l'écrit a pas vraiment un côté BIONICLE plus que ça (expressions très « humaines » et pas assez BIO' : les banquets, « l'histoire bionicle », « Ça va faire caca / saigner », les moustiques suceurs de sang, Spiker pour un nom de Toa, ect...). Après, ça reste des détails pas extrêmement importants, dans le sens où la fiction cherche pas à être canonique ni même 100% BIO' de ce que j'ai compris.
Mais des détails restent assez dérangeant pour moi, et même si c'est très subjectif, je pense franchement que la fiction gagnerait en qualité sans ça.
Le combat entre Vezon et Brutaka est franchement très aléatoire : j'ai l'impression que t'avais simplement besoin d'un élément déclencheur et que tu as pris ça complètement par défaut. Si ce n'était que ça, encore, pourquoi pas, mais les personnages sont utilisés sans leur personnalité canonique, en tordant ce qu'ils sont de base, donc ça fait vraiment « utiliser des personnages connus pour utiliser des personnages connus », et j'aime personnellement vraiment pas ça.
Je comprends pas aussi pourquoi Vezon fusionne deux Kanohi pour en obtenir un troisième qui permet exactement ce que permet l'Olmak. Et en plus, la Lance de Fusion permet uniquement de fusionner des êtres vivants, par des objets. Avec tous ça, j'avais l'impression que, en plus d'utiliser des perso' connus de manière aléatoire, tu utilisais des éléments connus sans vraiment les connaitre =/
Je pense donc que t'aurais été gagnant à utiliser des personnages complètement inventés pour le coup.
Cette dernière critique découle aussi du fait qu'on sait pas où on se situe dans l'Univers BIONICLE : Univers Alternatif, Univers Principal complètement foutu en l'air ?
Spiker désigne la graine qu'il plante dans le sol du monde des Mixels comme étant originaire de Le-Koro, donc je suppose qu'on est de base sur Mata Nui, mais rien n'est précisé pour tout le reste : présence de Brutaka, Vezon, les Bohrok... Un Univers Parallèle dans le style de celui du Royaume ?
Onu@
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Mar 23 Déc 2014, 18:56
Alors déjà , merci d'avoir lu ma fic' ! Je n'ai pas eu le temps de lire la tienne, mais la semaine prochaine quand j'aurai, enfin, des vacances je prendrai le temps de la lire sérieusement.

Pour répondre à tes remarques, effectivement je ne me suis pas relu il y a certainement des fautes par ci- par là, parfois même des mots en trop aussi.

Ensuite sur le fond, le but n'était pas de proposer une histoire imprévisible à l'avance, en 7 jours j'ai pas tellement eu le temps d'étoffer. Il faut comprendre que l'objectif ici était de proposer quelque chose de volontairement léger et décousu, chose qui, j'en suis certain ne plait pas a tout le monde.

Du coup je ne me suis pas embêté à chercher quelque chose de super cohérent dans le premier chapitre. Il s'agit bien entendu d'un simple prétexte pour amener Conifia dans le MixelWorld, et je me suis dit qu'un combat serait le bienvenu. Comme certains me l'ont souligné, le soucis dans ce choix est surtout un rythme trop poussé dès le début, puis qui va decrescendo par la suite. C'est vrai qu'avec du recul, ce n'est pas judicieux de ma part.

Le choix des personnage est aussi relativement aléatoire. Si l'on regarde bien, l'Univers Bionicle est totalement déstructuré dans mon récit. Je n'ai pas cherché à retranscrire exactement celui du canon original, d'une part par ce qu'il ne s'agit pas du but de mon histoire, et ensuite je considère qu'une Fan Fiction permet d'aborder le thème d'origine comme bon nous semble. Sinon aucun intérêt d'inventer une histoire si les personnages choisis parmi les officiels font exactement ce que l'on attend d'eux. Du coup on retrouve Brutaka affrontant Vezon sur une pseudo Mata Nui, puisque Tahu et les Bohroks sont mentionnés sur cette ile (du coup on est pas non plus sur Bara Magna). C'est pas logique mais peu importe. Les reste de l'histoire l'est il vraiment? Disons que là on entre dans la sensibilité de chacun. J'ai volontairement proposé quelque chose d'atypique, histoire de sortir des sentiers battus, de la classique histoire épique. Les deux personnages principaux sont des anti héros, dont un n'évolue pas vraiment, un second un peu plus.

La remarque sur les Kanohi est juste, celui de Brutaka aurait amplement suffi. Mais je crois que Vezon c'est fait clairement un kiff sur ce coup là...

Pour le "Où ça se passe?" que tu évoques je pense plus pour un Univers Principal Random. Je ne suis pas pour parler d'Univers Alternatif, c'est bien trop souvent une simple excuse pour justifier tout et n'importe quoi. Disons que l'univers Bionicle choisi sert juste de liant entre Conifia et les Mixels.

Je suis également conscient que la plupart des lecteurs ne comprennent pas le délire un peu sous-jacent, ce qui peut me couter des voix. Mais comme on dit "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire"!

Ma Fiction est un parti pris assumé, qui aurait je pense pu être beaucoup mieux faite. Ce n'est qu'une reprise de plume j'ose espérer proposer des choses bien plus élaborées l'an prochain! Je prend donc toutes les remarques pour m'améliorer =)
Du7734
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Mar 23 Déc 2014, 19:53
Ne t'embête pas avec les voix : tu en a un peu plus que moi actuellement = P
Les défauts que j'ai soulevé sont ceux d'un œil plus ou moins rôdé, sans me vanter, donc je pense pas qu'ils aient BEAUCOUP dérangé la plupart wink
Ah, t'écrivais des fictions à une époque pas si lointaine du forum ? = P

Pour le Où ça se passe, un Univers Principal Random, c'est un Univers Alternatif = P
Après, je comprends ton point de vue, même si souvent, le coup de l'Univers Alternatif est utilisé de manière réfléchie et pas pour faire non plus n'importe quoi, quand même.
J'ai posé cette question pour clairement savoir si les défauts de cohérence que j'ai avancé avait un poids dans ma critique, après, si tu voulais clairement faire quelque chose de nouveau et divergeant du canon original, j'ai tout de même ma réponse : on se fiche de la cohérence wink
Après, c'est juste que j'apprécie vraiment pas qu'on utilise des personnages connus à tord et à travers alors que l'originalité est recherchée de base. Mais bon, c'est un avis très personnel.

Bien sûr pour l'aventure des deux anti-héros et de la mythologie totalement atypique qui en découle : je pense que c'est clairement ça qui rend ta fiction accrocheuse et surtout parlante (ce que je me reproche un peu pour la mienne... Mais bon, tu verras = P), et c'est quelque chose que j'ai clairement aimé wink

Après, les quelques aspects « vite-faits » peuvent se comprendre vu le temps que t'avais de disponible, oui, mais ça a pas de grosses répercussions sur la fiction en fin de compte, franchement. J'ai pas voulu m'y risquer en écrivant une nouvelle en plusieurs parties spécialement pour le concours, personnellement (réécriture de la Bataille de Bara Magna qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps, autant dire que ça aurait été long).

Pour le changement de rythme entre le début et le reste de la fiction, très franchement, j'ai pas eu de gros problèmes avec ça... Une histoire peut très bien changer de rythme en cours de route, tout dépend des envies/besoins de l'écrivain.

T'inquiètes pas pour les fautes, c'est franchement minime (en excluant les noms propres BIO') : genre, même pas 8 wink

Bah, de rien pour la lecture et merci d'avance pour la tienne ^^
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